Un petit coin pour vous parler non pas de moi mais de mon amour pour les mots sous toutes leurs formes : écrits ou imagés. Vous jaser de mes, de vos, de nos lectures mais aussi d'auteurs, de leurs mots; de ceux écrits entre les lignes, de ceux qui me font rêver, imaginer, sortir de l'ordinaire. Puis accueilir vos mots, ceux écrits au gré de votre humeur, quelques lignes ou plus tout simplement entre nous.
N.B. : Toutes reproductions d'images et de textes sont interdites sans mon autorisation et cette mention : http://entreleslignes.blogg.org/
Dans le cadre du Défi: Au delà des mots...vers l'imaginaire: ici.
Cet imperceptible mouvement de Aude
Éditeur : XYZ 1997
Résumé
Treize nouvelles mettant en scène des personnages aux prises avec la maladie, la futilité de la vie ou l'absence d'un être cher. Ils portent sur leur propre vie un regard détaché, teinté (voire marqué) d'angoisse, et ont en commun une sensibilité pour les menus détails de l'existence. On peut ajouter que les protagonistes sont souvent masculins et souvent tournés vers les arts. Un livre tourné vers l'intime.
Mon avis
Quel plaisir de lire ce tout petit recueil!. Treize nouvelles écrites par une plume habile et belle. Des histoires sombres, dures racontant la mort, la maladie, la tristesse mais les mots sont si beaux que ces moments «passent» plus facilement. Et il y a ces petites choses, ces petits instants qui d'ordinaire passent inaperçus dans la vie de tous les jours mais par la poésie de cette écrivaine, ils ressortent importants et merveilleux. Que ce soit 'Vases communicants"."Fleurs de pavot" ou encore "Le colis de Kyoto les mots nous accrochent très profondément. J'aime ce genre de lecture dans laquelle on retrouve et ressent l'émotion à chaque page. Un tout petit recueil mais un grand, grand livre. À lire sans modération.
Source pour résumé et jaquette: Éditions XYZ
Publié par Motslus à 16:34:27 dans Lectures: Nouvelles, poésie et théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Mises à mort de Suzanne Myre
Marchand de feuilles 2007
Résumé quatrième de couverture
Mon avis
Ah que je suis contente de ce bon petit recueil. Treize nouvelles tantôt tristes, tantôt amères toutes sur le thème de la mort mais sans détour vers le lugubre et le tragique extrême. Pas du tout, sous une plume simple, de phrases courtes dans des mots simples Suzanne Myre nous raconte ces Mises à mort que l'on rencontre ou rencontrera un jour où l'autre. De Vile Ville en passant par Cendres amères ou Il l'aime tant ou encore La mort d'un dogue et Mona se terre , elles ont toutes un petit cachet particulier ; celles-ci et leurs huit autres compagnes. Des nouvelles qui accrochent, qui nous font sourire aussi mais surtout qui nous «allume» sur le quotidien qui est là mais que souvent on ne voit pas....ou ne veut pas voir parce que c'est triste, c'est moche, c'est la mort d'une façon ou d'une autre, c'est l'inévitable autant pour ce chien, ce chat, l'amie ou l'inconnu. J'ai beaucoup aimé l'humour grinçant et surtout le style audacieux de Suzanne Myre, cette façon de nous dire en toute franchise qu'on aime la souffrance des autres pour oublier la notre, que nous sommes voyeurs face à la grande faucheuse. Bref, un recueil de nouvelles qui m'a plu de A à Z, une auteure que je ne connaissais pas mais dont la «première rencontre» m'a plu vraiment et je file de ce pas me chercher d'autres écrits de cette nouvelliste au talent pur.
Source pour jaquette et résumé : Éditions Marchand de feuilles
Publié par Motslus à 18:06:30 dans Lectures: Nouvelles, poésie et théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Lu il y a un bout
Survivants : Russell Banks
Éditeur : Actes Sud , 2004
Résumé
Situées pour la plupart dans le New Hampshire et le Massachusetts, au sein d'un décor de neige et de glace, ces nouvelles écrites entre 1970 et 1974 explorent les formes contemporaines de certaines obsessions profondément enracinées dans l'inconscient collectif américain. Problèmes familiaux, questions raciales, relations entre père et fils... autant de thèmes qui n'ont cessé de s'affirmer dans l'oeuvre ultérieure de Russell Banks. Parfois minimalistes ou intimistes, ces textes où, sans coup férir, se manifeste déjà l'engagement de l'écrivain sur le plan social et politique sont servis par une langue précise, efficace et forte, et par un art de la narration exemplaire.
Mon avis
14 nouvelles, 14 écrits, 14 drames, 14 thèmes entre l'amour, la haine, un père, un fils, la famille, la petite misère de gens bien ordinaires. Parfois drôle, parfois mélancolique et parfois même ironique, Russell Banks nous présente ces nouvelles d'une plume dotée d'une efficacité inouïe car ces textes nous amènent inévitablement sur le chemin de la réflexion. Cet auteur est parmi mes favoris et une fois de plus il m'a émerveillée par ces superbes histoires sur la survivance dans un pays où la petite misère n'est que trop présente..... À lire.
Publié par Motslus à 19:38:33 dans Lectures: Nouvelles, poésie et théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Paul en Finlande de Yann Martel
Rivages, 1995
Présentation d'Amazon
Paul en Finlande est le premier livre de Yann Martel, ce jeune écrivain canadien qui remportait, en 2002, le prestigieux Booker Prize pour son roman Life of Pi.
Paul a 19 ans et va mourir du sida qu'il a contracté lors d'une transfusion sanguine. Afin d'adoucir sa mort, son ami - le narrateur - lui propose un jeu : chacun racontera un événement de chaque année du XXe siècle tout en fabulant sur une famille fictive finlandaise. Car, comme le dit le narrateur, "Seul l'imaginaire devrait compter" : l'imaginaire, comme arme ultime contre le scandale de la mort d'un jeune homme.
Dans la deuxième nouvelle, on retrouve le même narrateur dans une salle de concert improbable, à Toronto, alors qu'un orchestre d'anciens combattants joue un concerto à la mémoire d'un camarade tué au Vietnam. Là encore, l'art devient un moyen de transcender l'horreur.
Sur un ton implacable, le troisième récit présente la peine capitale comme un acte purement routinier. On y fait la connaissance d'un directeur de prison qui envoie, sans sourciller, une lettre circulaire à la mère des condamnés à mort.
Enfin, dans la quatrième et dernière nouvelle, plus aérienne et plus ludique, le narrateur rend visite à sa bavarde grand-mère. Au milieu de ses innombrables possessions, il prend "la ferme résolution de ne plus jamais vivre pour les objets". Paul en Finlande est un premier livre tout en finesse où Yann Martel imposait déjà son talent de subtil observateur de la condition humaine. --Monique Roy --
Mon avis
Tout petit recueil, (189 pages), qui se lit très bien et que j'ai déjà terminé mais qui me laisse une très belle impression. Et je vais garder ces histoires longtemps en mémoire. Cet écrivain a l'imagination fertile et il nous le prouve tout le long de ces quatre nouvelles et elles valent leur pesant d'or croyez-moi. Paul en Finlande m'a fait pleurer mais aussi m'a fait énormément réfléchir sur la réaction des humains face ce fléau qu'est le sida. Le Jour où j'ai entendu le concerto de.... un petit bijou. Et moi qui suis musicienne j'ai beaucoup, beaucoup aimé. Lettres de Cantos dans laquelle je suis passé par plusieurs émotions, une nouvelle qui relate les mots d'un directeur de prison qui écrit à la mère d'un condamné à mort... Tout simplement une merveille de nouvelle. Puis la toute originale histoire de ce Moulin à miroir. Quel talent cet auteur. Bref j'ai amé parce que j'ai vécu ces histoires, j'y ai ri, j'y ai pleuré, j'y ai voyagé et me suis souvenu... Et lorsque qu'un livre me fait cet effet sans pour autant usé de sentimentalisme à l'extrême bien je peux vous dire que oui c'est ce que je considère comme un excellent bouquin. À vous de vous laisser emporter maintenant dans cet imaginaire....
Source pour jaquette et résumé: amazon.ca
Publié par Motslus à 16:30:25 dans Lectures: Nouvelles, poésie et théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
L'Ange sur le toit de Russell Banks
Actes Sud, 2002
Résumé
" L'une des choses les plus difficiles à dire à quelqu'un est celle-ci : j'espère que vous m'aimerez sans raison particulière. C'est pourtant ce que nous voulons tous dire les uns aux autres[...], en ne l'osant que rarement. Peut-être même surtout à des inconnus qui n'ont ni de bonnes, ni de mauvaises raisons de nous aimer. C'est pour cela que nous échangeons des histoires en priant que cet ange sur le toit les transforme au cours de la narration, qu'elles deviennent crédibles et parlent de nous tous, qui que nous soyons les uns pour les autres." Russell Banks
Après son grand roman, Pourfendeur de nuages, Russell Banks renoue ici avec cette attention sans égale qu'il sait porter à des relations humaines que le quotidien menace de prendre dans ses glaces. Tendresse, décence, grâce : c'est sous ce triple signe que se placent ces nouvelles où une humanité exilée dans ses solitudes se voit parfois offrir la possibilité d'une rédemption.
Mon avis
Dix nouvelles qui nous parlent des choses de la vie, de ce qui nous ressemble même si on n'est pas d'accord car autour de nous faut être réaliste, il y a malheureusement plus de gens malheureux qu'heureux...Dix nouvelles, certaines bizarres, incongrues comme Djinn par exemple et d'autres se rapprochant de beaucoup au cœur du quotidien.
J'aime beaucoup cet auteur, j'ai lu et vais lire encore de ses mots mais j'ai pour L'Ange sur le toit un petit goût de déception. Comme si je m'attendais à autre chose, à me faire dire que non la vie n'est pas que fragile ou encore me faire brasser la «carcasse» par des mots d'espérance. Mais non j'ai lu encore le malheur et présenté comme ça, comme si rien n'était comme si c'était normal d'être malheureux de se plaindre, d'attendre toujours la main de l'autre et bien que je dit que c'est réaliste le malheur, ça me tentait pas de le lire... Comme un peu tannée disons ... Mais Russell Banks écrit très bien. Ses mots, ses phrases n'atteignent jamais l'excès. Il écrit simplement tout en limpidité et malgré certains sujets plus durs, il va à l'essentiel afin de nous toucher là où il le faut.En ce qui me concerne L'Ange sur le toit n'est pas son meilleur recueil de nouvelles mais il m'a quand même «titillé» l'intérieur...
Source pour jaquette et résumé : éd. Actes Sud
Publié par Motslus à 19:33:35 dans Lectures: Nouvelles, poésie et théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Vos mots