Un petit coin pour vous parler non pas de moi mais de mon amour pour les mots sous toutes leurs formes : écrits ou imagés. Vous jaser de mes, de vos, de nos lectures mais aussi d'auteurs, de leurs mots; de ceux écrits entre les lignes, de ceux qui me font rêver, imaginer, sortir de l'ordinaire. Puis accueilir vos mots, ceux écrits au gré de votre humeur, quelques lignes ou plus tout simplement entre nous.
N.B. : Toutes reproductions d'images et de textes sont interdites sans mon autorisation et cette mention : http://entreleslignes.blogg.org/
Dans le cadre du Défi: Au delà des mots...vers l'imaginaire: ici.
Cet imperceptible mouvement de Aude
Éditeur : XYZ 1997
Résumé
Treize nouvelles mettant en scène des personnages aux prises avec la maladie, la futilité de la vie ou l'absence d'un être cher. Ils portent sur leur propre vie un regard détaché, teinté (voire marqué) d'angoisse, et ont en commun une sensibilité pour les menus détails de l'existence. On peut ajouter que les protagonistes sont souvent masculins et souvent tournés vers les arts. Un livre tourné vers l'intime.
Mon avis
Quel plaisir de lire ce tout petit recueil!. Treize nouvelles écrites par une plume habile et belle. Des histoires sombres, dures racontant la mort, la maladie, la tristesse mais les mots sont si beaux que ces moments «passent» plus facilement. Et il y a ces petites choses, ces petits instants qui d'ordinaire passent inaperçus dans la vie de tous les jours mais par la poésie de cette écrivaine, ils ressortent importants et merveilleux. Que ce soit 'Vases communicants"."Fleurs de pavot" ou encore "Le colis de Kyoto les mots nous accrochent très profondément. J'aime ce genre de lecture dans laquelle on retrouve et ressent l'émotion à chaque page. Un tout petit recueil mais un grand, grand livre. À lire sans modération.
Source pour résumé et jaquette: Éditions XYZ
Publié par Motslus à 16:34:27 dans Lectures: Nouvelles, poésie et théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Toile: Ekaterina Nikiporenko
Citation tirée de : L'Histoire sans fin de Michael Ende, (P.14)
(Petit clin d'oeil à Belle de nuit de La Passion des livres qui a «pigé» cette belle affirmation suite à sa lecture de ce beau roman).
Montage: © Sue2008
Publié par Motslus à 15:02:44 dans Petits trésors | Commentaires (2) | Permaliens
Le Montespan de Jean Teulé
Éditeur : Julliard 2008
Présentation de l'éditeur
En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu'à la fin de ses jours, il n aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.
Lorsqu'il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s'arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu'à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d'impertinences répétées, l'atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu'à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l'esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l'Ancien Régime [...].
Mon avis
Bah je ne peux dire que j'ai aimé, pas vraiment sauf quelques passages qui m'ont fait sourire et j'ai terminé ce roman par principe car, comme je l'ai toujours dit, je laisse la chance au coureur. Mais là je l'ai fini de peine et de misère. Puis je doute fortement de certains faits historiques qu'avancent l'auteur mais bon, je ne suis pas historienne mais à la lumière de ce que j'ai lu sur cette époque je me garde une petite gêne et Jean Teulé aurait dû lui aussi s'en garder un peu. D'une histoire qui aurait pu être intéressante il en a fait un roman grivois à l'extrême et comme on dit toujours, trop c'est comme pas assez et dans Le Montespan, il en a trop mis. Ô je ne suis aucunement scrupuleuse croyez-moi mais lorsqu'une histoire passe d'une belle écriture au vulgaire régulièrement, ça devient très désagréable à lire et l'intérêt à poursuivre diminue de page en page.
Enfin, je n'ajouterai plus rien sur ce livre. Je n'ai pas aimé d'autres oui et, en ce qui me concerne, c'est le seul roman de cet auteur que je lirai.
Source pour jaquette et résumé: amazon.fr
Publié par Motslus à 17:12:04 dans Lectures: Historiques et Uchroniques | Commentaires (4) | Permaliens
Lu il y a un bout
Lakota Woman: Mary Crow Dog
Livre de poche 1993
Dakota du Sud, une réserve indienne où sévissent l'alcoolisme, le chômage, la violence, le mal de vivre. Mary, indienne de la nation Sioux, y a passé une grande partie de son enfance et y a aussi connu le racisme et l'intolérance. Devenue rebelle Mary va joindre les rangs de l'AMI (American Indian Movement ) et deviendra, avec son mari le chef spirituel du mouvement Léonard Crow Dog, l'une des antagonistes des affrontements de Wounded Knee en 1973. Refusant de renoncer à leurs convictions, ces indiens se verront encerclés par le FBI. Mais Mary sera surtout le plus grand défenseur de la liberté, du respect et du droit à la vie pour tous les indiens d'Amérique.
Prenez ce livre, installez-vous confortablement car vous allez entrer dans un merveilleux moment de lecture. Ce livre m'a émue, que dis-je, totalement bouleversée. Cette triste réalité de ce qu'ont subit et de ce que vivent encore les indiens dans ces réserves m'a arraché les larmes. Comment peut-on être si inhumain? Comment peut-on laisser faire meurtres, avortements illégaux et sauvageries sans réagir? Comment peut-on, encore aujourd'hui, être tant raciste? C'est incroyable. Allez, prenez-le ce bouquin et regardez cette femme brave, cette Ohitika Win défendre ce noble peuple.
Publié par Motslus à 17:07:06 dans Lectures: Biographies et témoignages | Commentaires (2) | Permaliens
Le Nœud de vipères de François Mauriac
LGF - Livre de Poche 1973
Résumé
De la haine, de la colère, de l'aigreur : voilà tout le fiel dont dégouline le coeur du vieil homme qui meurt, et qui décrit celui-ci comme un "noeud de vipères [...] saturé de leur venin". Vingt-trois ans de haine silencieuse qui éclate dans la lettre qu'il laisse à sa famille : l'heure est venue de régler les comptes. D'accuser et de punir : vingt-trois ans plus tôt donc, il avait cru faire un mariage d'amour avec Isa, demoiselle Fondaudège, en même temps qu'il accédait enfin à la reconnaissance sociale. Mais très vite, Isa l'avait détrompé : elle avait épousé l'argent, et non l'homme. De là était née une haine permanente et indélébile : toute sa vie, il avait abominé chacun des membres de cette famille, jusqu'à ses propres enfants, qui le lui avaient bien rendu. Et à présent, il allait leur faire payer toutes ces années, en les privant de l'héritage sans lequel ils ne pourraient pas vivre. Récit d'une vengeance, récit d'une âme noire : Mauriac nous livre une fascinante autopsie du coeur humain. --Karla Manuele
Mon avis
Un livre presque parfait, une histoire à couper le souffle, un écrivain hors pair, amoureux des mots tellement que de lire Le Nœud de vipères, malgré sa teneur fort sombre, est un pur bonheur. Et c'est ce que je retiens de ce roman : ce plaisir fou de parcourir un livre écrit d'une main de maître, un auteur passionné par l'écriture et les mots.
Ô le sujet de ce petit roman est dur, froid, cruel comme seule la haine peut l'être et Louis, le narrateur souffre autant de sa maladie que de cette haine qui lui entache le cœur. Avant de mourir il écrit une lettre/journal aux siens, à sa femme, ses enfants et petits enfants, ses vipères. Il dit tout enfin. Tout ce qu'il retient depuis des années. Cette haine il va l'expliquer dans ses mots, ceux qu'il a retenu en silence parfois voulu, parfois obligé parce qu'on ne l'écoutait pas. Triste vie, triste histoire que celle de ce vieux monsieur à quelques jours de quitter ce monde qu'il déteste tant. Le Nœud de vipères est un livre triste, noir, sombre mais on y ressent aussi l'amour. Cet amour que Louis a ressentit profondément mais qui a fini par lui faire mal si mal qu'il s'est changé en un sentiment de haine si fort qu'il a brisé sa vie. Un vieil homme brisé par, non seulement son monde entouré de petits bourgeois indifférents sauf à l'argent mais aussi par son avarice et sa propre volonté de vengeance. Un livre magnifiquement bien écrit qui se lit très bien et que je vous conseille fortement.
P.S. : Un merci à Phil qui, par son avis, m'a permis de connaître un excellent auteur.
Source pour jaquette et résumé : amazon.fr
Publié par Motslus à 16:57:39 dans Lectures: Classiques | Commentaires (4) | Permaliens
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