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Présentation

Un petit coin pour vous parler non pas de moi mais de mon amour pour les mots sous toutes leurs formes : écrits ou imagés. Vous jaser de mots;  de ceux écrits entre les lignes,  de ceux qui me font rêver, imaginer, sortir de l'ordinaire.  Et de vos mots,  ceux écrits au gré de votre humeur, quelques lignes ou plus tout simplement entre nous.

Merci tout spécial à Pascal Giroud pour l'image de la bannière: Lecture au bord de l'eau : www.pgiroud.fr



N.B. : Toutes reproductions d'images et de  textes sont interdites sans mon autorisation et cette  mention :  http://entreleslignes.blogg.org/

Lecture du moment

La Recrue du mois

La Relation de mon emprisonnement de Russels Banks | 27 août 2008

Lu il y a un bout 

La relation de mon emprisonnement : Russell Banks

Éditions 10/18, 2001


Quatrième de couverture
[...] Russell Banks utilise la forme, hautement codée, du récit de captivité imaginaire tel qu'en rédigeaient les docteurs puritains du XVIIe siècle afin d'édifier leurs frères en la foi par leur lecture au cours de l'office. Il poursuit ainsi de l'intérieur, et en remontant à une figure archétypale, l'investigation du héros tel qu'il l'entend : obstiné, indifférent aux injonctions du monde, mi-saint, mi-fou. Il en démonte cette fois les rouages en présentant de l'intérieur sa perpétuelle reconstruction de soi, et le récit relate les épreuves que subit le narrateur, les tentations qu'il repousse[...] Un récit singulier qui donne de l'Amérique profonde une image inhabituelle [...]

 
Mon avis
Je ne sais qu'écrire sur ce livre. Bon ou mauvais, ou encore à lire ou non? Ce serait trop simple parce que ce livre ne l'est pas. Un tout petit bouquin mais un recueil sur l'oubli de soi en quelque sorte. Je m'explique N, le narrateur est un fabricant de cercueil qui devient un hérétique parce que ses concitoyens, amoureux d'une morale exagérée, d'un puritanisme sévissant au17° siècle, ont décidé que ce métier était interdit et que tous contrevenants seraient poursuivis par «la loi». N, refuse de se soumettre à cette injonction et parce qu'il est contre ce genre d'injustice, décide de se faire enfermer dans un cercueil!
Et c'est là que tout se joue, que tout balance entre le monde des vivants et des morts tout droit tiré de l'imaginaire de Banks. Un récit contre l'injustice, contre la religion et ses propres lois. Un petit livre démontrant la révolte d'un homme face à toutes ces lois absurdes et inutiles. Un étrange petit bouquin mais vraiment à lire car outre son histoire intrigante, celle-ci nous est racontée sous une plume extraordinaire, alors n'hésitez pas.

Source pour le quatrième et jaquette : Édition Actes-Sud,1995

Publié par Motslus à 18:17:41 dans Lectures: Diverses et les inclassables | Commentaires (0) |

Milles femmes blanches: Jim Fergus | 27 août 2008

Lu il y a un bout 

Mille femmes blanches de Jim Fergus
Le Cherche Midi 2000



Ah que j'aurais aimé vivre à votre époque May Dodd afin de vous connaître. Vous qui êtes passée par des peines et des épreuves sans vraiment vous plaindre. Vous qui avez perdu la vie afin de défendre ceux et celles qui vous tenaient à coeur. Que j'aurais aimé être des vôtres non pas pour combattre l'homme blanc ou l'homme rouge mais plutôt pour vous remercier de votre courage et de votre honneur d'avoir été non seulement une femme mais un être profondément humain.

Et j'ai lu madame: «Milles femmes blanches» de Jim Fergus, bouquin basé sur des faits réels. Et j'ai adoré votre histoire et celle des 999 autres de vos blanches concitoyennes américaines que le gouvernement de l'époque, (gouvernement du président Grant de 1875), a échangées aux indiens cheyennes contre des chevaux! Cet échange, avec les unions et les enfants qui en résulteraient, avait pour but de rapprocher les deux peuples.

Et j'ai connu madame, par votre journal, ces gens que des décennies ont traité de sauvages. J'ai appris leurs coutumes, leurs habitudes et leur fidélité. J'ai appris que ce peuple comprenait des hommes et des femmes qui vivaient d'amitié, de beauté naturelle et d'amour. Et j'ai reçu un gros coup de poing et ressentie la honte lorsque cette lecture m'a aussi démontré la persécution et l'intolérance chez nombre d'hommes blancs et que finalement il n'y avait pas que chez les indiens qu'il y avait des êtres méchants.

Et je vous quitte dame Dodd car ces petits mots s'adressant à vous sont imaginaires tout comme vous l'êtes mais j'aurais tellement voulu vous les dire. Et je me dois donc de remercier l'auteur d'avoir créé ce magnifique personnage afin de mieux nous expliquer la réalité de ces milles femmes. Jim Fergus nous relate ce fait historique dans un très grand respect sans abuser de sensationnalisme ni de machiavélisme envers l'un ou l'autre peuple.

J'ai aimé parcourir les pages de ce merveilleux bouquin et d'y découvrir la passion et le talent de cet auteur. C'est un récit intense qui, je le souhaite, vous transportera autant que moi qui en suis encore émerveillée.

Source pour jaquette: amazon.ca

Publié par Motslus à 18:13:06 dans Lectures: Diverses et les inclassables | Commentaires (0) |

Regarde, nos chemins se sont fermés de Françoise Xénakis | 27 août 2008

 

Regarde nos chemins se sont fermés de Françoise Xénakis

Albin Michel, 2002

Un jour d'été, l'époux, l'ami depuis plus de cinquante ans, se perd et ne retrouve plus la sente qu'il a tracée dans les montagnes de Corse. C'est le début, à travers la maladie, d'un isolement et d'un silence qui l'excluent peu à peu de toute vie. La femme raconte ses appels de nuit chez les pompiers, le service d'urgence de l'hôpital où les médecins le soignent du mieux qu'ils savent et où errent, entre les brancards des grands malades, les excités, les clochards, les rejetés de partout. Au long de ce récit si pudique et si sincère, Françoise Xenakis exprime une infinie tendresse, une immense compassion pour tous ces meurtris. Grâce à ses mots aigus et son humour inébranlable, on rit, on s'énerve, on est outré, attendri, bouleversé. Un chant d'amour offert à l'homme malade, mais aussi à ces médecins et infirmiers qui, dans le ventre de cet hôpital hors d'âge, s'usent, jours après nuits, à sauver le patient qui souffre, à sourire à un trop perdu...

Mon avis

Un petit bouquin racontant la dureté de la maladie, le parcours malheureux de celle-ci au travers ceux et celles qui la vivent. Ce petit roman nous est livré sous forme de témoignage est écrit sobrement mais nous fait passer par de fortes émotions. On suit le parcours d'une famille dont le père, le mari, l'ami est malade. Des mots durs, des instants difficiles, des moments qui font mal, pas facile de voir partir celui qu'on aime.C'est une lecture triste qui nous dévoile au fil des pages non seulement l'actuel mais aussi l'avant. Ce qu'était cette famille au passé de cette cruelle maladie. Et on découvre que la faucheuse enlèvera beaucoup malheureusement.Ce n'est pas une grande œuvre mais c'est bien écrit, comme ça, doucement, avec respect.

Source pour jaquette et résumé : amazon.ca

 

Publié par Motslus à 17:35:40 dans Lectures: Diverses et les inclassables | Commentaires (0) |

Le Vide de Patrick Senécal | 26 août 2008

Lu il y a un bout 

Le Vide : Patrick Senécal

 A lire, 2007

Quatrième de couverture

Pierre Sauvé
À l'orée de la quarantaine, veuf, père d'une fille de vingt ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple meurtre qui a toutes les apparences d'un crime passionnel.

Frédéric Ferland
Début de la cinquantaine, divorcé, père de deux adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général, qu'il a toujours trouvé terne. Psychologue, il exerce sa profession dans la ville de Saint-Bruno.

Maxime Lavoie
Trente-sept ans, célibataire, idéaliste...et milliardaire. IL y a deux ans, il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. Pour devenir le producteur et l'animateur de Vivre au Max, l'émission de téléréalité la plus controversée de l'heure...mais aussi la plus populaire.

Trois hommes différents, trois existences que tout sépare. Or, contre toute attente, leurs chemins se croiseront bientôt et leur vie en sera bouleversée à jamais. Tout comme celle de milliers de gens...tout comme la vôtre!

Mon avis

J'avoue que je m'attendais à plus surtout après tout le battage publicitaire à sa sortie. Ce n'est pas mal écrit, le suspens est bien mené mais ce qui m'a tapé sur le gros nerf ce sont ces sacrés retours en arrière, toute une aventure croyez-moi. Ce n'est pas mauvais mais tout le long de cet énorme pavé cette façon de faire m'a fait rager par moments et fait perdre le fil parfois. Un livre dur, même trop. Une histoire qui nous fait réfléchir sur l'attrait démesuré autant pour les petites gens que les bien nantis de se pavaner à des émissions de téléréalité  pour attirer l'attention ou pour donner un sens à leur vie.... De plus, certains passages sont à vomir alors corps sensible ou âme puritaine s'abstenir.

Enfin, je ne dis pas que c'est son pire livre mais selon moi Sur le Seuil, Alyss et 58 rue des Ormes dépassent largement ce dernier né.

Source pour jaquette et résumé: Éditions À lire

 

Publié par Motslus à 16:34:33 dans Lectures: Horreur et Science-Fiction | Commentaires (2) |

Petit classement | 25 août 2008

image google.com

Un petit mot comme ça pour vous remercier de votre patience car je classe, reclasse et re-re-classe mes lectures. Pas de sens le fouillis!!!! Dû à mon âge certain (mais chutEmbarrassé), j'en ai parcouru des mots hou là. Alors comme ce petit coin est tout récent,  j'ai quand même quelques piles  à classer et par la suite, déposer mes avis. Donc, toutes mes excuses pour le «barda» et je vais tenter de terminer avant .....euh bientôt.

Publié par Motslus à 21:14:12 dans Mes mots | Commentaires (2) |

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